TOUCHIS N°3 suite

Impératif :

nationalisons

 

 

Il n’y a pas que les pauvres dans notre pays,  heureusement. Mais l’origine de la crise est dans l’accroissement des inégalités. Boucler les fins de mois, même pour  ceux qui ont un travail, devient de plus en plus difficile, dans un pays qui est compté encore parmi les plus riches.

Des milliards d’euros, de dollars sont partis en « fumées »… pas pour tout le monde !

Des entreprises viables qui, même avec un carnet de commande plein,  licencient ou même carrément ferment.

Le gouvernement a accordé 360 milliards d’euros au secteur bancaire pour soutenir les entreprises par le crédit. Pourtant, ces banques n’ont-elles pas eu  un comportement d’escroc en alimentant sans vergogne la spéculation ?

Ces masses énormes de capitaux qui recherchent des profits gigantesques et  immédiats. Ce n’est pas un accident de plus de l’économie, mais le capitalisme tout simplement !

Leurs partisans qui s’auto qualifient de libéraux (mot magnifique) exigent un taux de rentabilité du profit supérieur à celui que peuvent leur  rapporter les entreprises, beaucoup est fait pour que les gens n’en  prennent pas conscience

La spéculation va continuer, sauf si l’on veut  remettre l’économie au service du pays. N’ayons pas peur des mots, les nationalisations sont incontournables.

Nationalisation ne signifie pas étatisation : des nationalisations en phase avec notre époque,  certains emploient plutôt  « pôle public » (attention aux termes édulcorés comme libéraux etc.…).

Des propositions novatrices pour diriger  existent, pour exemple : un conseil d’administration composé outre du directeur, d’élus des collectivités locales, régionales,  des représentants des organisations syndicales, d’associations, (aux économistes d’affiner). Leurs champs d’applications pourraient être les secteurs suivants la banque, l’énergie, la santé, le transport ferroviaire, fluvial, l’eau, une partie de l’industrie….

Ces propositions exigent une grande réflexion de notre peuple avec l’appui d’économistes qui ne limitent pas l’horizon à une seule option.  Elles ne pourront perdurer que si elles sont comprises et partagées par une grande partie de la population.

Ces nationalisations ne sauraient être un repli sur soi, car des coopérations positives entre entreprises privées et publiques ont déjà existé, entre différents pays et au sein de l’Europe.

Des pays comme les USA,  l’Angleterre et d’autres ont pris des participations majoritaires pour contrôler les banques, mais leurs présidents préviennent qu’une fois les compteurs remis à niveau…. Elles seront à nouveau privatisées.

Le Président Nicolas Sarkozy veut réguler le capitalisme mondial, nous allons voir ce que nous allons voir ! ….

Luttons massivement, et rassemblons-nous, au-delà des opinions de chacun,  opposons- nous d’abord à la privatisation de la poste, point de départ pour d’autres mouvements afin que l’argent soit réorienté au service des besoins des populations.

Claude Combernoux

 

 

 

 Pour 60% des Français, la crise actuelle est celle du système capitaliste, dans un sondage CSA-Humanité-Dimanche, ils montrent leur attachement au secteur public et les défiances envers les politiques de privatisation de Sarkozy.

 

n Les Français sont favorables à une gestion publique à : 84% de la santé, 70% de l’eau, 81% de l’éducation, 68% des transports en commun, 73% de la poste, 48% des télécommunications, et 71% de l’énergie.

 


Système de santé

Hôpitaux publics ou cliniques privées ?

Le choix entre solidarité et concurrence !

 

Le but des réformes en cours et de la pensée unique libérale c'est la remise en cause des services publics. La France possède le secteur hospitalier à but lucratif le plus important d'Europe avec 23% de l'activité hospitalière. Le taux de rentabilité financière des cliniques est de  15 à 20%, ce qui est beaucoup plus important que celui des grandes entreprises et attire naturellement la spéculation des fonds d'investissements internationaux. Ainsi, dans certaines régions il existe un monopole complet des cliniques privées. L'Etat a laissé faire. Que se passera-t-il si les fonds de pension s'en vont ? Le gouvernement préconise que la caisse des dépôts rachète des parts et que l'Etat veille à interdire la constitution de monopoles. Donc nationalisations ?

La réforme spécifique de l'hôpital public a porté essentiellement sur l'ancien système du budget global où les cliniques n'étaient pas soumises à la logique de « fraternité » pour ne pas épuiser les budgets. On limitait l'activité avec pour conséquence un risque de ne pas répondre aux besoins. Ainsi, les hôpitaux riches restaient riches et les hôpitaux pauvres restaient pauvres.

L'Etat a estimé qu'il n'avait pas les moyens de s'immiscer dans la gestion des établissements et c'était au marché de faire des lois…

Par conséquence directe, l'Hôpital doit se fixer des objectifs de rentabilité et changer son mode de gestion avec la mise en place d'un nouveau système de tarification appelé T2A qui définit le financement. En clair, l'argent arrive désormais avec le patient !

Mais pour assurer la permanence des soins, l'hôpital doit avoir des "lits vides". Comment faire face si une épidémie se déclenche avec 100% d'occupation ? L'activité de l'hôpital est du coup bien différente de l'activité programmée, standardisée qu'elle était pour des pathologies "simples" ou "moyennes"…

Aujourd'hui, au lieu d'être complémentaires dans une certaine mesure, l'hôpital et la clinique deviennent concurrents. Les conséquences sont de faire plus d'actes plus chers pour la sécu. La voie de la réforme pourrait aller vers plus de justice, il s'agirait de distinguer deux médecines: celle des maladies aiguës et des actes techniques et celle des maladies chroniques. Les financements devraient en être différents pour aller vers une hiérarchisation en fonction de la gravité et de la fréquence de la pathologie.

Le système devrait être plus solidaire, on pourrait, par exemple, travailler en équipes généralistes, paramédicales et avoir des relations plus étroites entre médecines de ville et hospitalière. Il faut limiter d'autorité le développement des cliniques privées pour mettre fin à la liberté des dépassements d'honoraires et défendre un système de santé Solidaire !

Gérard Moumard




Petites réflexions sur la crise financière


Lampleur de la crise est un mystère ! Le renflouement de celle-ci en est un autre. La crise des subprimes ou la spéculation extrême, entraîne les faillites des banques. les marchés étant pourris, elles ne se font plus confiance, donc plus de crédit  pour les particuliers, et quasiment nul pour les entreprises.
Pour moi, qui ne suis pas un spécialiste de l’économie, je constate que le 13 octobre, le Président Sarkozy a trouvé 320 millions d’euros pour éviter les faillites des banques. Il nationalise les déficits, et privatise les bénéfices !

Il n’y a pas si longtemps le mot nationalisation était tabou pour les ultra libéraux. Il n’y avait d’argent ni pour les salaires, ni pour la Sécurité Sociale, ni pour les retraites, ni les hôpitaux, ni les logements sociaux, ni pour les chômeurs. Les licenciements, les délocalisations ne rapportent qu’aux actionnaires.

En 2009, trente mille postes doivent être supprimées dans la fonction publique.

Sarkozy pompier pyromane nous impose le traité de Lisbonne. Il démantèle le service public. Le gouvernement pousse le cynisme, jusqu’à faire travailler les gens dans le commerce le dimanche, en expliquant que cela ne se fera que sur la base du volontariat et s’acharnant chaque jour à détricoter le code du travail.

Voilà mon constat, il est urgent de faire reculer ce pouvoir, agissons ensemble. Nous ne pourrons sortir de cette crise en restant passif.

Daniel Martin



AGENDA

 Lotos :

25 janvier à 15 h

À  Domessargues

08 février à 15 h

À Saint Géniès de Malgoirès



BOUGEONS NOUS POUR LA POSTE !

 

En plein été, le PDG de la poste annonçait le changement de statut et l'ouverture du capital de l'entreprise. De tels projets ne se préparent jamais sans coordination avec les pouvoirs publics.

 

Le changement de statut de la poste et sa privatisation s'inscrivent dans une logique de libéralisation totale de ses activités, logique déjà enclenchée depuis plusieurs années (Loi du 2 juillet 1990 séparant la poste et les télécommunications). Ce projet se situe dans la droite ligne des projets du gouvernement et particulièrement de la banalisation du livret avec ses conséquences néfastes pour le financement du logement social et pour les foyers à revenu modeste pour qui la poste demeure le seul véritable moyen d'accéder aux services financiers.

 

La poste affirme que l'Etat détiendrait 80% du capital de "la Poste". De tels propos ne sont pas rassurants comme le confirment les promesses non tenues de Nicolas Sarkozy concernant le capital d'EDF, voire aussi la situation de France Télécom où l'ouverture du capital n'était soit disant pas la privatisation. Comme on le sait, France Télécom est depuis devenue société anonyme où l'Etat est maintenant plus que minoritaire avec les conséquences que l'on connaît sur l'emploi, le service rendu et la fin d'un véritable service public de proximité…Par ailleurs, le changement de statut et l'ouverture du capital renforcent la logique de rentabilité conduisant à l'abandon des services jugés "peu rentables" avec de graves conséquences sur l'accès à toutes les activités de la Poste pour l'ensemble de la population sur l'ensemble du territoire.

 

Non, au contraire, dans un contexte d'évolutions technologiques et sociétales importantes, l'évolution de la Poste doit obéir à un impératif de service public garantissant à tous les concitoyens un accès équitable aux services de qualité.

 

Dans le canton de Vézénobres, par exemple, nous usagers, les voyons bien les conséquences des réductions de service public avec:

 

La séparation des activités "guichet et courrier",

La suppression de responsables de bureau à St Maurice de Cazevieille et à Ners,

La transformation des bureaux en agences postales communales avec diminution des prestations offertes aux usagers avec des « relais postes » chez les commerçants,

La diminution importante des heures d'ouverture des bureaux,

La dégradation dans la distribution du courrier et plus généralement dans la qualité du service rendu…

 

On assiste là à la fin d'un service public de qualité. Plus que jamais il faut que les usagers s'en mêlent et interpellent les élus locaux (Maires, Conseillers Généraux, Députés, Sénateurs…). Nous devons agir tous ensembles en participant aux actions (Pétitions, Manifestations…). Prenons nos affaires en main, créons des collectifs de défense de la Poste et invitons la population à débattre des enjeux et de l'avenir (à l'image de la réunion du 12 novembre sur le canton de Vézénobres).

 

Gilbert PUCHERAL

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Touchis

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