TOUCHIS N°4

« Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner »

 http//pcf-gardonnenque.overblog.com             N°4 Janvier/Février               pcfgardonnenque@hotmail.fr

 

Editorial

PCF, trois lettres familières à toutes celles et ceux qui luttent contre le capitalisme et son bras armé l’impérialisme. Le Parti Communiste Français, un parti différent des autres, inscrit dans les annales du mouvement social. Né en 1920 au congrès de Tours, d’une scission avec les socialistes jugés trop réformistes, il puise ses racines dans toutes les batailles menées pour l’émancipation des peuples. Héritier des luttes du 20e siècle, des Communards, de Babeuf et de son manifeste des Egaux, des Camisards, Touchis, Jacques en passant par les Spartakistes et les frères Gracques qui déjà sous l’empire romain rêvaient d’une société égalitaire où les richesses seraient partagées. C’est à travers, cette grande histoire humaine que c’est construit le PC d’aujourd’hui.

A la droite, aux fossoyeurs de tous bords qui lui souhaitent mille morts et occultent ce long passé révolutionnaire et le travail accompli chaque jour par les camarades, nous disons : « le PCF est toujours vivant, toujours présent sur l’échiquier politique » Si ils veulent des preuves ces négationnistes, et bien qu’ils viennent vérifier dans les manifs et dans nos actions quotidiennes. Le 29 janvier, nous avons assisté à un défilé de drapeaux rouge du PCF et compté sur les doigts de la main, les représentants des autres forces. Nous avons la peau dure et l’idée bien arrêtée. Devant cette longévité politique qui dérange quelques stratèges, on nous conseille de changer d’orientation, voire de nom, de façon à entrer par la grande porte dans le 21e siècle. A l’image de nos camarades de la LCR qui a muté en NPA, perdant du même coup le rouge flamboyant de leur étendard virant au blanc, rehaussé d’un « gueulophone ». Tant pis si nous décevons ces modernistes douteux et autres partisans de la métamorphose. Les Communistes dans leur immense majorité, lors du 34e congrès ont affirmé leur attachement à leur parti, à leur sigle et au drapeau rouge. Combatifs nous le sommes, c’est sûr ! Nous pouvons donner des preuves de notre vitalité en des preuves de notre vitalité annonçant chaque jour des adhésions. Autre facteur d’optimisme : la jeunesse communiste, c’est la première organisation jeune, loin devant les Jeunesses Populaires (UMP) ou socialistes (MJS). Comme vous pouvez le constater l’espoir est grand. Nous le disons clairement à nos amis, mais aussi à celles et ceux qui aspirent à un véritable changement. Nous sommes et seront toujours présents pour abattre ce système infâme qu’est le capitalisme et construire ensemble une société démocratique, égalitaire, écologiste, de paix et de solidarité avec les peuples du monde. Conscients que la victoire est l’affaire de tous, nous avons proposé aux citoyens de gauche qui on voté non au TCE et aux autres formations anticapitalistes de créer un front afin d’élire un maximum de députés à l’assemblée européenne pour mieux combattre l’ultra libéralisme qui ruine nos économies. Cette union devra dépasser cette échéance, alors à bientôt dans les luttes et dans les urnes.

Bernard Vire

 

Un réseau ferroviaire que bien des départements nous envient...


 

D

ans la Gardonnenque et plus généralement dans le Gard, nous disposons d’un réseau ferroviaire que bien des départements nous envient.

Oui, mais voilà, ce réseau, s’il existe, ne remplit pas toutes ses obligations. L’Etat, la SNCF et RFF en sont les responsables.

Alors que les régions politiques au travers de leur commission transport, font du rail, le mode de transport principal du 21e siècle, la SNCF mégote, préfère des gains de productivité au développement et mène une politique à la petite semaine. Le désengagement de l’Etat dans le domaine du ferroviaire donne de mauvais messages aux collectivités territoriales. Le trafic ne peut qu’évoluer au cours des prochaines années sur les bases d’un développement potentiellement important, mais contraint du fait du manque d’infrastructures, de l’état du réseau et du retard dans les travaux. Voyons le Gard, le constat est clair mais triste :

1.   Le viaduc de Courbessac va voir le jour mais avec six ans de retard

2.   La modernisation de la ligne Nîmes-Alès, le cadencement entre ces deux villes prennent eux aussi du retard et jettent sur les routes des milliers de véhicules.

Les lignes cévenoles, toutes contraintes à de ralentissements de vitesse (sur certains secteurs 40 kmh Bessèges-Alès, la Bastide-Mende, Alès-Langeac.

 Si sur la partie Alès-Nîmes, les TER roulent encore à 120 Km/h, ce sont les arrêts dans les gares qui sont insuffisants à Fons, Saint Géniès, Boucoiran, Nozières, Ners, d’autres sont à créer, par exemple Vézénobres.

 A Nozières, situés à 15 Km d’Alès, il est impossible aujourd’hui de faire l’aller-retour jusqu’à Alès dans la journée !!!

Les usagers et les citoyens desservis par la ligne doivent interpeller leurs élus, comme le font les cheminots avec leur syndicat CGT auprès de leur direction et comme le font les Communistes de la Gardonnenque dans leurs propositions et revendications.

Ne serait-il pas agréable et utile de pouvoir dans une matinée ou une après-midi se déplacer à Nîmes ou à Alès, se rendre sur le lieu de son travail, au lycée ou au collège en TER avec des tarifs abordables pour tous. Ce n’est pas de l’utopie…

C’est le pacte de modernisation sociale qui doit donner toute sa place à la SNCF pour qu’elle soit plus que jamais au service du public. Attention aussi aux orientations de l’entreprise SNCF pour l’après 2012 qui vont dans le même sens que les réformes du gouvernement, c’est-à-dire moins de service public. Tout n’est pas joué, tout dépend du rapport de force.

Les Communistes de la Gardonnenque veulent rassembler sur des projets modernes et font des propositions en matière de service ferroviaire. Rejoignez les, soutenez les dans ces enjeux majeurs pour notre région et pour l’avenir.

Claude Doussière



 

Depuis 60 ans, le peuple palestinien appelle le monde au secours…

Mais ça sonne toujours

occupé !!!)


 

A

vec la décision du gouvernement israélien de mener une guerre sans merci contre le territoire de Gaza et sa population, s’ouvre une nouvelle période de dangers pour la paix du monde. Au-delà de la condamnation sans équivoque et totale de l’agression israélienne, la question se pose de savoir si le but effectif de ces opérations militaires ne consiste pas à trouver des collaborateurs Etats-uniens et Européens qui s’accommoderaient d’une  « pseudo paix » avec l’existence d’un Etat Palestinien fantoche obligé d’accepter les conditions de son occupant. Le comportement et la stratégie des gouvernements israéliens qui se sont succédés depuis plus d’un demi siècle posent (volontairement ?) le délicat problème de l’attitude des pays occidentaux à l’égard de cet Etat au regard de l’Histoire qui ne peut jamais être évoqué sans un sentiment de culpabilité. Convenons, en effet, que critiquer ce pays signifie inconsciemment se montrer en quelque sorte « complice à priori » du crime contre l’Humanité unique dans l’Histoire des hommes que constitue la Shoah. Comme si nous n’avions pas fini de payer une dette intemporelle…

Pour illustrer ce sentiment quelques exemples et analyses sont incontournables. 1947 d’abord, au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’ONU, avec son plan de partition de la Jordanie, accorde une terre au peuple martyr, terre qui devient dès lors qu’on le veuille ou non « territoire religieux » qui plus est sur ce qui s’appelle alors la « Palestine Historique »… Ensuite, sous couvert de contentieux géopolitiques avec les pays arabes (Egypte, canal de Suez…), les pays occidentaux ratifient plusieurs traités et accords unilatéraux avec Israël, Egypte ou telle autre nation du golfe afin de tenter de limiter les rancoeurs mais sans jamais prendre le problème à bras le corps. Résultat : la guerre dite « des 6 jours » de 1967 qui voit en quelques heures l’armée Israélienne se rendre maîtresse des forces Egyptiennes, Syriennes, Jordaniennes et Irakiennes. Les opérations militaires aboutissent dans le même temps à une réduction inconcevable pour les pays arabes du territoire de Gaza (80%) au profit d’Israël, terre qui se réduit aujourd’hui encore à une bande de 5km sur 50km… Le 7 juin 1967, l’ONU propose une nouvelle partition, actant l’appropriation par Israël de ces nouveaux territoires, mais là encore, le 28 du même mois, Israël décide seul et contre tous de réunir Jérusalem et le Sinaï à son territoire. L’ONU condamnera cette mainmise… sans plus ! Depuis lors, les exemples du « je fais ce que je veux contre les autres et je vous em…» est de mise en Israël, de même que les « Ce n’est pas bien de ne pas être gentil » est de mise dans les pays occidentaux. Des pages entières seraient à suivre pour décrire les mêmes comportements scandaleux et irresponsables depuis lors, il suffit de prendre une carte et de comparer l’éclatement géographique du peuple palestinien entre 1967 et 2007 pour se rendre compte de ce qui se joue dans ce secteur de notre planète. A l’évidence, il s’agit bien moins là d’une volonté de « cohabitation » entre deux états que d’une volonté d’hégémonie et d’apartheid qui guide Israël depuis bien longtemps maintenant, sous l’œil mi-clos et gêné de l’Humanité bien pensante…

Qu’en est-il aujourd’hui au sortir du massacre de Gaza, quel est le nouveau méchant pointé du doigt par Israël pour justifier ses crimes: Le Hamas ? Certes, voilà un mouvement, qui comme tout mouvement religieux (Islamiste en l’occurrence), n’a jamais hésité à instrumentaliser la haine de l’autre, certes, voilà un mouvement qui n’est certainement pas l’interlocuteur idéal pour parler de paix. Mais, cela étant, là encore, un peu d’Histoire, d’où sort-elle cette « menace » ? Dès 1970, Israël a clairement encouragé sa création à Gaza pour affaiblir l’OLP et les organisations de gauche tandis qu’il avait fort à partie avec le Fatah, par la suite, comme le reconnaît Elie BARNAVI (Embassadeur d’Israël en France entre 2000 et 2002) : « Nous avons eu une énorme responsabilité dans la façon dont nous avons quitté Gaza en 2005. Nous l’avons fait de manière unilatérale en laissant le territoire au Hamas au lieu de négocier avec l’autorité Palestinienne légitime qui ne demandait pas mieux. On a permis ainsi au Hamas de présenter cela comme sa victoire. C’était irresponsable, mais c’était le choix de Sharon… ».

Rien à rajouter si ce n’est que ce qui se passe aujourd’hui est (au-delà du drame humain) tout aussi irresponsable de la part d’Israël et que le pire est désormais à attendre en matière de spirale de la haine dans cette région de la planète. Plus que jamais, la question de sanctions internationales à l’égard d’Israël est aujourd’hui incontournable (80% de ses exportations sont européennes). Plus que jamais, la question du déploiement d’une force d’interposition de l’ONU est incontournable pour que là bas aussi le « plus jamais çà » ait un sens, elle est d’ailleurs réclamée à cor et à cri par les Palestiniens. Alors qu’attendons-nous sinon qu’une fois de plus Israël nous faxe pour qu’on la valide sa nouvelle partition de la région ? Non, mille fois non, la communauté internationale ne peut plus, ne doit plus se cacher les yeux derrière ses doigts ouverts. Une fois pour toutes, reconnaissons que l’Etat d’Israël a perdu le droit de se targuer d’une filiation avec les martyrs et les héros du ghetto de Varsovie. L’heure est plus que jamais venue au rassemblement de tous les hommes et les femmes de progrès qui veulent mettre un terme à l’horreur sans cesse renouvelée. L’enjeu est de taille car désormais il ne suffit plus de parler de paix, mais de construire des Etats dignes, reconnus, respectables et respectés pour pouvoir espérer sortir enfin du chemin de la haine.


Thierry Jouve



HOPITAUX
VICTIMES A REPETITION DANS LES HOPITAUX

 

L

es urgentistes avaient prévus, faute de moyens à l'hôpital le risque d'y avoir des morts au lendemain de la mort du petit Illyés, survenu le jour de Noël.

Le dimanche matin un homme décède victime d'une crise cardiaque dans une ambulance, faute de place dans un service de réanimation, plus de 27 services ont été contactés mais aucun ne pouvait l'accueillir, vers 6 h du matin une place s'est libérée, mais le patient est décédé en cours de transport après une longue attente de plus de 6 h.

Les urgentistes ont fait savoir depuis début décembre que la sécurité des patients n'étaient plus assurés. Une grève a été lancée début décembre pour dénoncer le manque de moyens dans les hôpitaux depuis des mois, ils alertent les tutelles sur les saturations des services d'urgences et le manque de place en réanimation.

La seule réponse de la Ministre, Madame Bachelot, c'est de faire une enquête pour désigner les coupables, mais à aucun moment elle ne se demande pourquoi il y a autant de lits fermés.

A 19 h le dimanche, il n'existe plus aucune place de réanimation dans la plupart des départements.

La réponse de la ministre, Madame Bachelot, « …. ce n'est pas un manque de moyens (faisant état de 11 lits de réanimation dans la région Ile de France pour un territoire de 6 millions d'habitants), mais dans chaque hôpital, il se réserve un lit pour leur propre patient, en cas d'urgence…. »

A suivre….

 

 

 

Gérard Moumard