TOUCHIS N°3

« Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner »

http//pcf-gardonnenque.overblog.com N°3 Novembre/Décembre pcfgardonnenque@hotmail.fr


Editorial : Obama Président

L
e rêve de Martin Luther King devient réalité. Les électeurs états uniens ont élu à une large majorité un jeune président noir, démocrate de surcroît. Ce pays aurait-il enfin vaincu ses vieux démons que sont l’esclavagisme et le racisme ? Officiellement, le 20 janvier prochain, Barack Obama va succéder au largement désavoué Georges Bush. Ce cyclone laisse derrière lui, après huit années de présidence un pays dévasté par une crise économique. Inégalités sociales,  répressions, grèves, mensonges, casse de l’industrie… sont le quotidien du peuple. Alors que les nantis, les trusts se gavent honteusement. L’image des Etats –Unis, déjà peu florissante au regard du monde est complètement ternie par une présidence dégénérée et un hégémonisme guerrier. Tous les pays attendaient avec impatience les résultats. Obama a réussi à convaincre au-delà de son camp. La victoire est nette. Le peuple s’est levé pour exiger des réformes profondes, plus de démocratie plus de liberté. La tâche sera ardue, car les lobbies de l’armement, du pétrole et de la finance sont extrêmement puissants. Il  faudra beaucoup de volonté et de courage politique au nouveau président et à son gouvernement pour imposer le changement tant espéré dans le pays et dans le monde.

Les gouvernements occidentaux, après avoir, en grande partie, soutenu Bush dans sa politique ultra libérale et de déstabilisation de l’ordre mondial se félicitent des résultats de l’élection. En Amérique latine, au Moyen Orient, les dirigeants se montrent plus prudents, beaucoup pensent que la première mesure, pour prouver sa volonté de dialogue et de paix serait de lever le blocus sur Cuba et de cesser les manœuvres de déstabilisation des pays qui ont choisi  la voix du socialisme.

Son slogan de campagne était « oui, nous le pouvons »  CHICHE !!!

Bernard Vire






 


Politiquement incorrect
ou
Politiquement correct ?


La crise financière ouvre la porte à une récession économique dont chacun va pâtir (chaque secteur, chaque entreprise, chaque famille…). Elle nous amène aussi une révélation, comme une évidence: La politique, c'est surtout une question de choix !

Depuis plusieurs années, le bipartisme nous sert un discours, toujours le même: Les temps sont durs, il faut économiser, sortir de l'endettement de la France, réformer, mettre fin aux services publics. Ce discours, ma foi, a été assez persuasif puisque les Français, on l'a vu lors des élections de 2007, ont pensé qu'il fallait "se serrer la ceinture", ou ont stigmatisé les coupables, ceux qui abusent du système, les chômeurs, les fonctionnaires, les immigrés etc.…

Or, la crise financière a au moins quelque chose de bien: Elle nous ouvre les yeux !

Les mêmes dirigeants qui disent ne pas pouvoir résoudre les problèmes de logement, de retraite, de sauvegarde de notre planète, les mêmes dirigeants qui veulent asphyxier "par nécessité" les écoles et les hôpitaux trouvent dans leurs bas de laine des centaines de milliards d'euros pour sauver les banques!

Quand on veut, on peut" dit l'adage commun.

Cette crise financière est une révélation: Elle nous montre que d'autres choix sont possibles! Jusque là, ceux qui avançaient cette idée étaient taxés de doux rêveurs, ou comme appartenant à un système de pensée obsolète, ou politiquement incorrect.

Une vague très forte aujourd'hui de remise en question du système libéral se propage: le mois dernier, le prix Nobel d'Economie a été décerné à l'Américain Paul Krugman, héritier de John Maynard Keynes, qui affirmait dans les années 30 que le rôle de l'Etat "consiste à contrôler et diriger les forces économiques dans l'intérêt de la justice et de la stabilité sociale". Même Nicolas Sarkozy, qui sent le vent tourner, a affirmé le 23 octobre que "l'idéologie de la dictature des marchés est morte avec la crise financière", ou bien affirme que l'Etat doit être "moralisateur". Le communisme est-il devenu politiquement correct?

Un nouvel ordre mondial, financier et politique doit s'instaurer, fondé sur un Etat fort, protecteur sauveteur et garant de l'intérêt de chacun. Il ne s'agit donc pas de faire fonctionner à nouveau un système dangereux pour les particuliers, qui ne vise qu'à l'enrichissement des grands patrons et qui méprise les gens dans leurs droits les plus fondamentaux. Il s'agit au contraire de rendre le pouvoir financier et les services publics indispensables aux gens, pour que chacun puisse vivre dans des conditions décentes, se soigner correctement ou bien éduquer ses enfants. Il faut que l'Etat injecte des finances dans le porte-monnaie des familles, et non dans les caisses des banques! C'est à ce prix que l'activité économique pourra repartir.

Acceptons donc de changer notre système politique. La période est propice, encore faut-il vouloir mettre le citoyen au centre. Mais le bonheur est-il un mot politiquement correct ?

Christine Jouve-Munoz




 


 

Du PETROLE 
à la
SECU



Et si l'on parlait du prix du carburant !!!

Le 28 octobre 2008, 1$ = 0,79€ le baril avoisine les 62 $ soit un baril à 49,80€ : soit une diminution de 40,88 € soit 45% de baisse par rapport à juin.

Dans le même temps à  notre « chère » pompe en moyenne l’on payait 1,42€ le litre de diesel en juin, aujourd’hui en moyenne 1,14€, soit 19,2% de baisse !!!!

A qui profite la baisse du baril ?

A vous ? NON !

Quand le baril a augmenté le carburant aussi et dans les mêmes proportions, sans tenir compte de la baisse du dollar par rapport à l’euro.

Mais si l’arithmétique marche dans le sens de la hausse, il n’en va pas de même à l’inverse.

Cela s’appelle le superprofit sur le dos des consommateurs que nous sommes, car en temps normal c’est des profits, tout court.

Et la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) dans tout cela…c’est pareil : tant que avons besoin pour travailler de prendre un moyen de transport, donc de consommer du carburant, l’état se gave avec la TIPP  qu’il ne veut surtout pas « flottante » car il y perdrait, en effet celle-ci n’est pas un taux en fonction du prix, mais fixe sur le litre quel qu’en soit le prix fixé par l’Union des industries pétrolières.

Et vous me direz : quel rapport avec la SECU ?

J’y viens : l’Etat doit reverser à la Sécurité sociale

 F une partie des taxes sur le tabac : 7,8 milliards

F   une partie des taxes sur l’alcool : 3,5 milliards

F   une partie des taxes assurance auto : 1,6 milliards

F une partie des taxes industries polluantes : 1,2 milliards

F une partie de la TVA : 2 milliards

F retard de paiement sécu pour les contrats aidés : 2,1 milliards

F retard de paiement des entreprises : 1,9 milliards

L’industrie polluante c’est en partie l’industrie pétrolière, mais  alors  que  le

malade paye de plus  en  plus, qu’il  est  de

moins en moins remboursé, la Sécurité Sociale devrait être excédentaire de 9 milliards !!!

Allez donc y comprendre quelque chose, jusqu’à quand seront nous pris pour des vaches à lait, avec la bénédiction des pouvoirs publics.

En France on n’a pas de pétrole mais qu’est-ce qu’on a des idées… pas vrai Sarko !!!


faire toujours payer les mêmes

Henry Berthet


Vœux du 8 janvier 2008

« Qu’attendez-vous de moi, que je vide des caisses déjà vides ? »

Nicolas Sarkozy

(Profession : Marchand de sable)

 

 

Ah, comme il est trop fort ce président, comme il les explique bien les choses à son peuple égoïste qui réclame toujours plus, comme il sait bien nous guider, nous, les moutons blancs, les benêts, les fainéants, nous, qui ne pensons qu'à demander plus de pouvoir d'achat, plus d'argent pour nos salaires, pour nos retraites, nous, les naïfs qui pensons que plus d'égalité passe, par le maintien des services publics de proximité, la Poste, les Hôpitaux, l'Ecole… Bref, par plus d'Etat quoi ! Et il n'est pas évident pour ce brave homme d'oser nous avouer la dure réalité des finances de ce pays (lors de ses vœux de janvier dernier), au risque de nous faire pleurer… Alors là, moi je dis (des sanglots dans la voix)  taisez-vous et…Respect !

Bon, après c'est un peu plus délicat à comprendre et c'est là que l'on doit reconnaître les qualités de magiciens de nos dirigeants car, même moi, qui réfléchis et sais compter, j'ai du mal à comprendre que ce même Etat "à découvert" en janvier puisse en octobre voter 42 milliards d'euros pour recapitaliser les banques du pays… Il faut dire qu'en matière de crise financière je n'y comprends pas grand-chose, mais je me dis qu'en fait il suffit de faire un crédit pour pouvoir sortir une telle somme. Donc, l'Etat a fait un crédit auprès des banques pour renflouer… Des banques. C'est simple et évident non ?

Bien sûr, les aigris diront que c'est encore nous qui allons devoir payer pour éviter la banqueroute d'un système capitaliste que l'on ne veut pas. Mais ceux-là n'ont rien compris, puisqu'il ne s'agit pas d'une remise en question du système mais de quelques gens pas gentils qui en ont profité. Ça aussi il nous l'a expliqué Nicolas: C'est conjoncturel ! Comme si c'était courant que les patrons ou les banquiers profitent du système capitaliste qui, par essence même, apporte quotidiennement bonheur et frater-nité à tout notre peuple… Arrêtez de tout mélanger, ingrats que vous êtes!

Il y en a encore qui demandent que les banques soient nationalisées comme chez nos voisins communistes de Grande Bretagne. Mais là Toc: Le maréchal (pardon le Président) vous cloue le bec puisqu'en tant qu'homme de gauche qu'il est, tellement en colère contre les méchants banquiers, il a dit qu'il allait les surveiller dorénavant… Alors? Ça calme les mauvaises fois ça !

Enfin, j'entends ça et là des gens qui disent que l'Etat n'est pas fait pour ça, qu'il doit être au contraire le garant de l'équité en reversant l'argent des profits à l'ensemble des citoyens. "Que les financiers et les banquiers qui critiquaient l'Etat viennent brutalement de découvrir les vertus de l'action publique et l'urgence d'une réglementation internationale qu'ils combattaient jusqu'alors de toutes leurs forces…" Et alors, c'est plutôt bien que tout le monde reconnaisse ses erreurs et opte maintenant pour plus d'Etat. D'ailleurs, le gouvernement de Nicolas l'a bien compris, puisqu'il souhaite plus que jamais renforcer l'Etat en accélérant ses réformes et en embauchant massivement de nouveaux fonctionnaires comme dans l'Education par exemple où de 8500 postes en 2007, 11200 en 2008 il fait l'effort d'en annoncer 13500 de plus en création pour 2009 ! Ça cloue le bec ça !.....

La voilà la vérité du travail quotidien réalisé par Nicolas et son gouvernement socialiste.

Dernière minute: Monsieur Darcos vient de m'appeler, alors que je boucle cet article, pour m'informer qu'il y aurait deux coquilles dans mon texte, à savoir que les postes dans l'Education seraient en fait des "suppressions" et non des "créations" et que l'actuel gouvernement serait plutôt "populiste" que "socialiste"… On m'aurait menti ? Alors là, je vous prie de bien vouloir m'en excuser, il y aurait donc un manque de cohérence dans mon argumentaire et en fait un abandon des missions de l'Etat par un gouvernement populiste? Je ne peux pas y croire et je m'en vais vérifier la provenance de cet appel.

A coup sûr il s'agit là encore d'une manipulation des communistes de la Gardonnenque…

Thierry JOUVE

 

Touchis en Oc,  tuchins en français désignait au Moyen–âge, les paysans, les artisans et plus généralement des villageois qui se révoltaient contre les abus des pouvoirs, royaux, seigneuriaux, cléricaux et des bandes de routiers qui semaient la terreur et rançonnaient les populations.

Le tuchinat contrairement aux jacqueries était un mouvement organisé socialement. La répression fut féroce. Les autorités de l’époque, les historiens bien pensants , assimileront les touchis aux brigands marginalisant ainsi la révolte.

Vous souvenez-vous : en juin dernier un dollar = 0,63€, le baril de pétrole était alors à 143$ soit en euro à 90.68€.