Dans les cantons de la Gardonnenque usurpation de logos

Publié le par Section de la Gardonnenque du PCF

Déclaration des candidats et du bureau de section.

 

Au lendemain du 1e tour des élections cantonales, des évènements indépendants de notre volonté se sont déroulés en Gardonnenque et ailleurs semble-t-il !

Nous, délégués au Conseil départemental de la section ne sommes pas venus ce soir pour analyser les résultats, ni pour faire de l’autosatisfaction, encore moins pour entendre des explications injustifiables, mais pour exprimer notre colère et notre dégoût face à des méthodes que nous pensions bannies.

Je m’explique, le soir du 1e tour, nous avions décidé, les camarades du Front de Gauche et ceux de notre section de tenir une assemblée générale exceptionnelle, afin d’exprimer clairement et d’une seule voix, notre position pour le 2e tour. Je rappelle pour mémoire que les 4 cantons étaient renouvelables. La réunion fut fixée à 20h 30 à Saint Géniès pour permettre à un maximum de camarades d’y participer. A l’issue du débat, une déclaration commune a été adoptée pour les cantons de Saint Chaptes, Saint Mamert et Vézénobres.

Elections cantonales

Qu’elle ne fut pas notre stupéfaction en découvrant la profession de foi des candidats socialistes ou Europe Ecologie les Verts, matériel reçu le vendredi matin, nous mettant ainsi dans l’incapacité de réagir. Nous pouvions lire un texte de soutien labellisé par nos logos « Front de Gauche et PCF ». Pire que tout, Cavard sur le canton de Saint Chaptes a utilisé sans son autorisation une photo de Christine Jouve !

Stupéfaction, colère, dégoût, désarroi, révolte sont les sentiments, que ces méthodes abjectes dignes des heures les plus noires du stalinisme, inspirent aux camarades.

Cette façon d’agir doit être rejetée par les communistes car elle engendre des conséquences très graves pour notre parti, et des traumatismes très importants, notamment chez les camarades les plus jeunes. Les électeurs, les sympathisants s’interrogent, se demandent à quoi sert le PC du moment, lorsque le président du groupe communiste au Conseil Général admet dans un courrier envoyé à tous les électeurs, cosigné par Bourquin, Alary et Cavard. Je cite : « C’est pourquoi, pour la mise en œuvre d’une véritable politique de gauche cohérente entre le département et la région, nous appelons à voter Garossino ».

Véritable politique de gauche, portée par l’équipe de Frêche que nous avons combattu ! C’est à vomir… Avec ce type d’écrit ou de comportement, nous perdons tout crédit. Nous nous disqualifions nous même.

Ceux qui aux Régionales ont trahi le parti en refusant de faire campagne pour la liste « A Gauche Maintenant » et en soutenant la liste adverse, ceux qui n’ont jamais accepté les décisions votées majoritairement lors des assemblées départementales, régionales et les congrès se sont accaparés sans vergogne, l’étiquette « Front de Gauche » dans l’unique but d’engranger des voix pour mieux détruire, une fois élus, l’idéal que nous avons construit.

Exemple : sur le canton de Lédignan, Clément annonce « le Front de Gauche » d’accord pour les élections, on verra après ! Et on a vu ! Au second tour, alors qu’il n’y avait aucun danger de droite ou de FN. Il se désiste laissant ainsi le champ libre au PS. Tuant du même coup l’espoir de voir le « Front de Gauche », s’implanter durablement sur le canton. Et tout cela pour quel marchandage ? Je vous pose la question !

Certains ont renoncé à l’idéal communiste trop habitués aux compromissions. Ils font le lit du PS qui lui n’a jamais cessé de voter les traités européens et autres directives ultra libérales, que nous sommes censés combattre. Lit dans lequel, ils se couchent sans scrupule, pour préserver leur carrière et quelques menus avantages.

Ces personnes que nous n’osons plus appeler camarade, sont destructeur de l’espoir que l’idée « Front de Gauche » a suscité chez celles et ceux qui souffrent et se battent au quotidien pour survivre. Ils deviennent du même coup, les liquidateurs de l’idée et du parti communiste.

Mais revenons à la question principale. Comment ce fait il que la parole des camarades de la Gardonnenque n’a pas été prise en compte ? Pourquoi l’exécutif qui s’est réuni lundi matin n’a pas informé les candidats ou le bureau de la section, des décisions qui été prises à savoir, un soutien sans réserve aux socialistes et à Cavard. La réponse est simple ! Vous saviez que nous n’étions pas d’accord. Alors ça passe ou ça casse…

Nous dénonçons le manque de démocratie dans notre fédération.

Nous ne supportons pas que la parole, l’engagement politique et humain des camarades de notre section soit jeté aux ornières. Nous vous annonçons notre démission de cette assemblée et de nos mandats de secrétaires de la section. Il nous est impossible de cautionner ce genre de politique. Nous nous réservons après consultation de nos camarades dés la prochaine ! AG de justifier nos décisions par voie de presse et conseillons à ceux qui ne l’on plus en mémoire d’écouter la chanson de Ferrat : « Camarades »

 

Le secrétaire de la section

Bernard Vire

Publié dans Réactions

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